Les disparitions au Mexique, expression de la violence capitaliste, coloniale et hétéropatriarcale

L’interorga féministe de Montpellier à laquelle participe l’UCL Montpellier organise :
Au Mexique, plus de 130 000 personnes sont aujourd’hui portées disparues. Derrière ce chiffre vertigineux : des vies arrachées, des familles laissées dans l’attente, et des collectifs de proches qui, face à l’inaction, voire à la complicité des États, organisent eux-mêmes la recherche des disparu·e·s
La multiplication des disparitions forcées, l’ampleur des féminicides, la militarisation des territoires, la violence policière, le racisme structurel ou encore la criminalisation des populations pauvres et racisées participent d’un même système : celui d’un ordre capitaliste prédateur, patriarcal et colonial, qui organise l’exploitation des corps, l’écrasement des résistances et la mise à mort des vies jugées dispensables.
En partant de la situation mexicaine, cette table ronde propose de penser ces violences comme des phénomènes systémiques, inscrits dans une logique globale qui dépasse largement les frontières nationales. Car la colonialité n’appartient pas au passé : elle demeure une matrice politique contemporaine, un mode d’organisation du pouvoir qui continue de hiérarchiser les existences, de légitimer les dominations et de produire des zones sacrifiables.
Comment lire ensemble violences de genre, violences racistes, violences policières, criminalisation des migrations, destruction des territoires et disparition forcée ? Comment relier ce qui se joue au Mexique aux formes de violence qui traversent aussi l’Europe ? Et surtout : quelles résistances s’inventent depuis les marges, depuis les luttes féministes, décoloniales et populaires ?
Avec :
- Liliana Meza, collectif de familles de personnes disparues Luz de Esperanza (Mexique, en visioconférence)
- Kenia Ortiz, enseignante-chercheuse à l’Université de Guadalajara, Mexique
- Elena Grillenzoni, consultante et chercheuse indépendante, co-présidente de l’association ADN (Montpellier), qui assurera la traduction espagnol-français
Une soirée pour penser ensemble les violences contemporaines, non comme des fatalités, mais comme les expressions d’un ordre social qu’il nous faut comprendre pour mieux le combattre.
