A l’appel de l’interorga féministe de Montpellier :
Rendez-vous à la manifestation le dimanche 8 mars, à 14h, place Albert 1er
Alors que partout dans le monde les rapports de domination s’intensifient, nous faisons le même constat dans notre quotidien : attaques massives contre les droits et contre l’égalité, renforcées par les décisions budgétaires de 2026. ALORS LE 8 MARS MOBILISONS-NOUS :
Pour l’égalité au travail, comme dans l’ensemble de la société !
Les femmes subissent les inégalités au travail : temps partiel imposé, emplois mal rémunérés (salaire en moyenne ¼ inférieur à celui des hommes, 62 % des personnes payées au SMIC, 70 % des bénéficiaires des banques alimentaires).
Nous exigeons lʼégalité salariale réelle, la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, lien, santé, nettoyage …). Ce 8 mars, nous marcherons contre lʼextension du travail du dimanche qui touche notamment les métiers féminisés.
Lʼexploitation des femmes repose aussi sur la répartition inégale du travail domestique : cuisine, ménage, soin aux personnes. 63 % des personnes qui sʼoccupent des enfants, des personnes âgées ou handicapées de manière informelle sont des femmes. La dégradation des services publics conduit à se reposer toujours plus sur le travail gratuit des femmes pour ces tâches essentielles.
Le 8 mars, nous appelons à la grève du travail domestique. Nous revendiquons une société fondée sur une répartition égalitaire des tâches et sur des mécanismes collectifs de solidarité.
La pauvreté, la précarité et la domination symbolique exposent les femmes et les minorités de genre aux violences patriarcales dans le cadre du travail, dans le cadre conjugal, et dans lʼensemble des espaces de la société. Nous refusons la logique de lʼisolement et du silence qui permet aux violences de se perpétuer.
Nous exigeons une réelle politique de lutte contre les violences patriarcales, avec des moyens financiers pour lʼéducation à lʼégalité, la formation continue, pour les assos qui accompagnent les victimes et pour lʼensemble des services publics.
Nous dénonçons la mobilisation sans précédent des courants anti-genre, soutenus par des milliardaires dʼextrême droite, qui sʼopposent à lʼéducation à la sexualité et à lʼaccès aux droits sexuels pour toustes.
Nous exigeons le droit de disposer librement de notre corps : lʼaccès libre et gratuit à lʼavortement, à la transition de genre, lʼaccès à la PMA pour toutes, le droit de vivre librement nos orientations sexuelles et nos identités.
Dans ce contexte les récents décrets réformant lʼaide médicale dʼÉtat (AME) vont priver les femmes sans papiers du seul dispositif pour accéder à des soins essentiels.
Nous exigeons lʼaccès de toutes et tous aux droits fondamentaux (logement, santé, éducation), sans distinction de statut administratif et luttons contre les mesures limitant lʼautonomie des femmes.
Ces attaques reposent sur un projet de société inégalitaire qui sous-tend les politiques actuelles dʼaustérité budgétaire, ainsi que les offensives racistes et xénophobes : une minorité sʼenrichit en exploitant les autres ; femmes, minorités de genre et sexuelles, enfants, personnes handicapées, pauvres, personnes racisées et personnes sans papiers sont maintenu·es dans une position subalterne, livré·es à la précarité, exposé·es à la violence. Ce projet est explicitement porté par lʼextrême droite, à laquelle nous nous opposerons toujours.
Nous refusons ce projet de société, nous luttons pour une société solidaire et égalitaire, dans laquelle chacun·e accède à ses droits et est protégé·e contre les situations de vulnérabilité.
Contre les logiques de domination à l’œuvre contre les peuples, solidarité internationale !
Ce même projet inégalitaire veut nous imposer un monde où les logiques impérialistes, coloniales et néolibérales sacrifient les territoires et les populations au profit des multinationales. Les femmes sont les premières victimes des génocides, conflits armés et des viols de guerre, comme de la crise climatique – 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes. Nous refusons ce monde mortifère, le réarmement et le réarmement démographique, réduisant les femmes à des procréatrices.
Nous refusons dʼavoir pour horizon des interventions militaires, coups dʼÉtat, régimes fascisants qui entrent en guerre pour contrôler le monde et piller ses ressources.
Avec nos sœurs du monde entier, de lʼIran à lʼAfghanistan, de la Palestine au Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et lʼUkraine, nous serons en grève le 8 mars pour porter une autre vision du monde, pour un monde solidaire et égalitaire qui respecte les droits des femmes et des peuples.
Nous avons le pouvoir d’agir ! Soutenons les luttes écoféministes qui articulent droits des femmes, autodétermination des peuples et défense du vivant ! Développons la grève féministe, car lorsque nous nous arrêtons, le monde s’arrête !
Construisons partout les solidarités féministes : face aux logiques de domination, organisons- nous pour être nombreux·ses, fort·es et construire la société que nous voulons !





