Dans le cadre de la marche pour le climat le Groupe de Montpellier de l’Union Communiste Libertaire et le Nouveau Parti Anticapitaliste de Montpellier organisent un cortège pour une écologie révolutionnaire.
26 septembre à 15h – Esplanade Charles de Gaulle à Montpellier
Tract du groupe de Montpellier de l’UCL :
L’écologie sera révolutionnaire, anticapitaliste, antipatriarcale et décoloniale ou elle ne sera rien
Entre l’effondrement d’un glacier himalayen, la disparition fulgurante de la biodiversité, les canicules records et les incendies qui ravagent des pays entiers, la crise climatique n’est plus une menace lointaine : elle frappe partout et maintenant.
Une crise globale
Les luttes environnementales locales sont légitimes et nécessaires. Face à l’ampleur de la crise écologique, il est de notre responsabilité de les investir et de lutter. Pour peser réellement, elles doivent porter en elles et nourrir une rupture avec le capitalisme. Car nous ne pouvons pas laisser exister un capitalisme repeint de vert, qui prétend résoudre la crise qu’il a lui-même créé, et qui invente de nouveaux marchés (compensation carbone, marchandisation du vivant) là où il faudrait rompre avec la logique capitaliste elle-même de productivisme et de croissance infinie.
Une convergence des luttes nécessaire…
On ne peut pas isoler l’écologie des autres systèmes d’oppression. La crise écologique est indissociable de :
– La lutte des classes car les travailleur·euses et peuples colonisés ne sont pas aussi responsables que les capitalistes.
– La lutte contre la guerre, qui maintient le système capitaliste et détruits les peuples et écosystèmes.
– du décolonialisme , qui fait peser le poids de la crise sur les peuples et les territoires du Sud global qui n’ont pourtant pas produit la crise écologique.
– L’antipatriarcat qui structure l’exploitation des corps et celle des écosystèmes.
…construite avec l’anti-impérialisme
Les peuples colonisé sont les plus impacté par la crise climatique en cours, alors même qu’ils n’en sont pas les principaux responsables. Capitalisme, extractivisme et colonialisme se sont historiquement construits ensemble, de la traite négrière à la colonisation du sud global.
Ce mécanisme d’exploitation raciste des terres et des corps perdure aujourd’hui sous d’autres formes. Le chlordécone aux Antilles, l’agent orange au Vietnam et les essais nucléaires en Algérie et en Polynésie en sont des illustrations toujours actuelles.
Les réponses proposées par les États et les entreprises occidentales à la crise climatique reproduisent ce schéma colonial. Miser sur les technologies vertes suppose de piller des ressources et d’exploiter une main-d’œuvre, le plus souvent dans les pays du Sud global.
Ne rien attendre du capitalisme
Les « solutions » qui nous sont proposées aujourd’hui pour faire face à la crise climatique ne sont que le continuum du système capitaliste. Ces solutions ne sont qu’illusoires, car elles continuent à promouvoir l’extractivisme et la marchandisation du vivant. Il ne faut pas attendre la technologie miracle, produite par la course au profit du système néo-libéral. Seule une réappropriation des moyens de production par les travailleur·euses elleux-mêmes permettra une planification économique et écologique réaliste.
Ne rien attendre de l’État
Les États ne sont rien d’autres que des outils de pouvoir à détruire, qui protègent les responsables de la catastrophe climatique. Ils maintiennent le système capitalistes et ses inégalités, et tracent des frontières entre les peuples, laissant les sud globaux seuls face aux conséquences de leur destruction. Seule une écologie internationaliste nous permettra de répondre aux enjeux auxquels notre espèce fait face.
Seule l’autogestion permettra une décroissance réfléchie collectivement. Une décroissance qui assurera une vie digne pour toustes tout en respectant les limites de nos socio-écosystèmes.
Tract fédéral de l’UCL :
Changement climatique : Changeons tout !
Désastre en cours
Cet été 2026, nous avons eu un aperçu des effets du dérèglement climatique. Canicules, Sécheresses, incendies, torrents dévastateurs, tornades et éboulements ne sont pas des phénomènes nouveaux mais de plus en plus fréquents et intenses !
Le changement climatique est un désastre pour les êtres vivants ; notre vie sociale est de plus en plus impactée. Au travail, la chaleur se rajoute à des conditions souvent déjà délétères pour notre santé. Les corps souffrent : Santé publique France rapporte plus de 7 000 décès attribués aux 5 épisodes de canicules. Et alors que les centres commerciaux sont climatisés, la plupart des hôpitaux et des Ehpad, eux, ne le sont pas !
Gouverné·es par des irresponsables
A plusieurs reprises, dès les années 1960, des climatologues ont alerté sur le danger de l’accumulation de CO² dans l’atmosphère, et sur l’impossibilité d’une croissance infinie dans un monde fini (Rapport Meadows, 1973).
Et durant ces 50 dernières années, les « décideurs » ont-ils pris les mesures qui s’imposaient ? Pas le moins du monde ! La réalité est que l’État et les capitalistes se sont abstenus de remettre en cause l’usage des énergies fossiles et la croissance toxique du mode de production capitaliste car cela leur était bien trop profitable.
Les gouvernements successifs ont tout fait pour imposer une écologie individuelle et culpabilisante tout en entretenant la confusion, le relativisme et un scepticisme malsain.
Imposons la justice climatique
Le climat est déréglé, et il l’est pour longtemps. Nous devons donc à la fois diminuer l’usage des énergies fossiles, et adapter nos bâtiments et infrastructures. Les actionnaires de TotalEnergies ont réalisé 11 milliards de « surprofits » sur les 6 derniers mois ! Au dernier semestre, la France est championne d’Europe du versement de dividendes ! Combien de canadairs, de camions de pompiers, de moyens pour les services publics en charge des questions environnementales, de revalorisation de leurs salaires, de moyens pour la reconstruction des habitats détruits, pourraient être financés avec ces sommes d’argent colossales ?
Nous le savons, tout le monde n’est pas à égalité face aux canicules et aux incendies. Seuls des services publics forts seront en capacité de protéger l’ensemble des populations. Nous devons imposer la justice climatique !
Réorganisons la production, réduisons le temps de travail
Dans le monde du travail, nous devons entrer en lutte, car nous sommes au cœur des processus de production. C’est par l’affrontement direct avec les capitalistes, secteur par secteur, que nous pouvons changer les manières de produire. Nous devons remettre en question de l’utilité des productions. Pour qui produit-on ? Est-ce utile à la société?
Une des priorité est la lutte pour la diminution drastique du temps de travail, à salaire égal ! Le temps ainsi libéré nous permettra de nous organiser : pour prendre directement des décisions politiques de rupture écologique. En faisant, à leur place, les choix qui protègent notre santé et nos bassins de vie. Elle libèrera aussi le temps nécessaire à une société plus autonome des capitalistes.
Changeons tout !
Le réchauffement climatique n’est pas une question technique, que l’on pourrait résoudre à coups de climatiseurs. C’est une question fondamentalement politique. Et la seule solution est de faire payer les responsables, politiques et économiques, en leur retirant leur pouvoir de nuisance. Il faut reprendre en main nos vies, construire le pouvoir populaire et faire la révolution sociale !





